Détoxifiez votre foie grâce à ces plantes

Objectif :

  • Comprendre comment se déroule la détoxication dans le foie.
  • Mettre l’accent sur le rôle des plantes médicinales dans la détoxification.

Sommaire :

1. Le problème d’intoxication de l’organisme :

La pollution de l’environnement par les perturbateurs endocriniens et la prédominance des agents toxiques exogènes issues de l’alimentation ultra transformée (additifs, colorants alimentaires et exhausteurs de goût des plastiques, métaux lourds) posent un problème de santé publique. Toutes ces substances chimiques vont être métabolisées par le foie pour être éliminé par les émonctoires essentiellement le système rénal et colique.

Pour accomplir ce rôle, le corps a besoin de micronutriments vitamine C, A, E sélénium, zinc, magnésium, cuivre et acides aminées essentielles qui sont indispensables pour activer les réactions de phase 1 et de phase 2 dans le foie. Si la détoxification de ces composés ne se fait pas correctement, le foie et le corps se trouvent encombré et surchargé par les toxines. Ce qui augmente le risque de développement des problèmes hépatiques et rénaux (insuffisance hépatique, rénale, stéatose, fibrose …) [1]. Entre autres les toxines n’affectent pas seulement le foie et les reins, les toxines peuvent causer un état de stress oxydatif qui est à l’origine de nombreuses maladies chroniques (diabète, hypertension, arthrose, cancer…).

La détoxication hépatique : Le foie joue un rôle clé dans les processus métaboliques de neutralisation des toxines. Exogènes (Conservateurs, colorants alimentaires et exhausteurs de goût, polluants, antibiotiques alimentaires, pesticides, alcool, tabac, gaz de combustion) et d’origine endogène (déchets métaboliques, espèces réactives d’oxygènes, bilirubine). 

Donc on a tout intérêt à stimuler cette détoxification par tous les moyens possibles. Ces programmes se focalisent sur la nutrition équilibrée et l’utilisation des plantes médicinales détoxifiantes pour un but préventif et curatif. 

Les bienfaits de la détoxification sur la santé métabolique et le bien-être a été démontré dans une étude publiée dans le journal de alternative therapies in Health and medicine qui a démontré que la détoxification peut améliorer les paramètres biochimiques du foie et la psychologie même chez les personnes saines [2]. 

2. Physiologie de la détoxification hépatique et cellulaire :

La détoxification hépatique se déroule en 3 phases. 

  • La première est la phase I : La Phase I, les réactions de biotransformation qui introduisent des groupements fonctionnels dans les molécules apolaires. Les réactions de la Phase I sont catalysées par les systèmes enzymatiques des cytochromes P450. Lors de la biotransformation, les toxines sont converties en substances intermédiaires, plus actives et plus toxiques, qui doivent être conjuguées au cours de la Phase II.
  • La deuxième phase : au cours de cette phase les toxines vont être conjugué à une molécule hydrosoluble éliminable par les émonctoires (urines et selles).  Ces molécules hydrosolubles (la vitamine C par exemple va se conjuguer au paracétamol pour le rendre soluble dans l’eau, le glutathion se fixe sur les métaux lourds dont le recyclage nécessite la présence de sélénium, l’acide glucuronique se fixe sur plusieurs toxines), etc.
  • La troisième phase 3 : les substances hydrosolubles vont passer dans le sang pour être éliminées dans les urines et dans les selles.

Notre constitution génétique peut influenser énormément notre capacité d’élimination hépatique. En revanche, l’environnement enzymatique  (épigénétique) est modulable en grande partie par notre alimentation et notre hygiène de vie. 

La capacité d’absorption des micronutriments contenus dans les aliments, la richesse en micronutriment de notre assiette, ainsi que la bonne santé de notre intestin et microbiote, sont des facteurs d’une extrême importance pour optimiser notre capacité enzymatique  à éliminer nos déchets.

  • Le sélénium et la détoxification : 

Cet oligo-élément possède plusieurs bienfaits sur la santé, dont un effet antioxydant, permettant de protéger les cellules contre les espèces réactives d’oxygène. Le sélénium participe à la production et le recyclage de « glutathion-peroxydase » qui est une enzyme favorisant la protection des membranes cellulaires. Associé à la vitamine E, cet enzyme exerce une action protectrice sur l’organisme en protégeant les membranes des radicaux libres. De cette manière, il favorise le ralentissement du vieillissement cellulaire et la détoxification [3].

  • Le glutathion peroxydase : 

Le glutathion est une enzyme naturellement produite par l’organisme. Il s’agit d’un tripeptide, composé de trois acides aminés.  Le glutamate (acide glutamique), la cystéine est la glycine. Une carence en protéines peut contribuer à un déclin dans le niveau de glutathion et par conséquent une baisse dans notre capacité d’élimination des toxines. Le déclin peut être aussi avec l’âge. 

Effectivement, à partir de 45-50 ans commence un déclin du glutathion réduit tandis que le glutathion oxydé augmente. C’est l’âge critique du vieillissement humain, celui où commencent à apparaître les phénomènes de dégénérescence comme le stress oxydant. Il est évident qu’un stress excessif se manifeste par un vieillissement prématuré. 

Le glutathion est un puissant chélateur de métaux lourds.  Le glutathion joue aussi un rôle majeur dans la défense de l’organisme contre les xénobiotiques (toxines, pesticides, médicaments…). Des études ont montré que de faibles niveaux de glutathion contribuent à un dysfonctionnement du foie et à une augmentation de la quantité de toxines circulant dans l’organisme.

Le glutathion a la capacité de se lier à des toxines comme les métaux lourds, les solvants et les pesticides et de les transformer en composés hydrosolubles qui seront éliminés dans la bile ou les urines. Or cette enzyme ne peut être recyclée que grâce au sélénium [4].

Certains oligo-éléments et vitamines peuvent renforcer son rôle protecteur, tels que le magnésium zinc, le cuivre, le manganèse, le fer et le sélénium, la vitamine C, la vitamine A, la vitamine E.

  • Le système NRF2  un rôle clés dans la détoxification :

Le NRF2 est un facteur de transcription qui permet l’activation de nombreux gènes impliqués dans la détoxification cellulaire : la synthèse de glutathion peroxydase, la catalase, le superoxyde dismutase  (SOD) et l’activation de l’autophagie et le recyclage des protéines dysfonctionnels, activation de la réparation de l’ADN[5].

Plusieurs mesures hygiéniques sont capables d’activer le facteur NRF2 : 

  • Le jeûne augmente l’expression de NRF2 dans le foie. 
  • L’exercice physique augmente l’expression de NRf2.
  • Le sauna et la cryothérapie augmentent l’expression de NRF2 .
  • Une petite exposition au micro doses de molécules à bas de plante (hormèse moléculaire ): curcumine, sulfurafane, safrol.

Il faut noter que pour avoir une expression efficace du système NRF2 dans le foie : il faut satisfaire les besoins journaliers recommandés en vitamine A, C, E et en minéraux sélénium, cuivre, zinc, etc. 

Les micronutriments et les macronutriments impliqués dans la détoxification et leurs apports recommandés :

Macronutriments 

apport recommandé par jour

Protéines 

1 g / 0.5 KG de poids

oméga 3 

2 g / jour 

Micronutriments

apport recommandé par jour

Sodium 

5 à 6 g 

magnésium

300 mg

sélénium 

50 microgrammes

cuivre

2 mg 

zinc 

14 mg

vitamine C

120 mg

vitamine A : bêta carotène

750 µg

vitamine E

15 mg

3. Les plantes qui favorisent la détoxification :

Les plantes médicinales constituent la pierre angulaire de la détoxification hépatique. Plusieurs plantes ont prouvé leur efficacité dans la détoxification selon la littérature scientifique.

Ces plantes agissent par plusieurs mécanismes biologiques :

  • Ils activent le système NRF2.
  • Ils permettent de booster notre glutathion. 
  • Ils protègent les cellules du foie contre les radicaux libres. 
  • Ils favorisent l’excrétion des toxines par voie rénale grâce à leur action diurétique. 

3-1. Le chardon MARIE : (Silybum marianum) :

 

Le chardon Marie est une plante médicinale qui appartient à la famille des Asteraceae. Elle est originaire d’Europe et d’Afrique de Nord. Ses feuilles vert pâle brillantes et épineuses marbrées de blanc. Tout comme l’artichaut, le chardon-Marie a la réputation de stimuler le foie et de favoriser la circulation de la bile. Les Grecs de l’Antiquité utilisaient déjà le chardon-Marie pour traiter les troubles hépatiques (du foie) et biliaires.

Les capitules floraux sont riches en principes actifs hépato protecteurs comme le complexe de flavonoïdes (Silymarine : silybine, silychristine et silydianine), d’autres molécules comme les dérivés phénoliques, les mucilages, tocophérol, stérols possèdent des propriétés diverses (cholagogues cholérétiques, immunostimulant, antidiabétique).

 Le complexe de Silymarine exerce une fonction protectrice contre la dégénérescence du foie causé par des xénobiotiques (alcool, tabac et médicaments). Cette action est due à la régénération des capacités antioxydante des cellules du foie en inhibant la formation des radicaux libres et en améliorant le fonctionnement des cellules de kupffer [6].

Une Revue publiée dans World journal of hépatology a montré que le silymarine exerce une action anti-oxydante, antifibrotique et immunomodulatrice. Son mécanisme d’action hépato protecteur se fait essentiellement par l’intermédiaire de l’inhibition de la peroxydation lipidique et de l’entrée des toxines à l’intérieur des cellules du foie. Aussi ces molécules permettent d’augmenter la biodisponibilité de la cystéine et augmente par conséquence la production de glutathion peroxydase [7]. 

Une étude clinique randomisée publiée dans le journal de hépatology a montré que l’usage de la silymarine augmente le taux de survie des patients atteint d’une cirrhose hépatique alcoolique par rapport au groupe placébo [8].

Une autre étude clinique a exploré l’effet de la silymarine sur la cirrhose alcoolique. Les chercheurs ont montré que le traitement de 170 patients cirrhotiques avec 140 mg de silymarine trois fois par jour pendant 41 mois a provoqué une amélioration significative des paramètres biochimiques du foie [9].

3-2. Le Pissenlit (Taraxacum officinal)  :

Le pissenlit est une plante médicinale qui appartient à la famille des Asteraceae. Les feuilles sont particulièrement  (très riches en vitamine C et β-carotène et potassium). Il possède également des propriétés diurétiques et stimulantes de la sécrétion biliaire. Les feuilles ont été utilisées traditionnellement par les médecins arabes  depuis 1000 ans  pour soulager les troubles hépatiques et biliaires. Avec l’évolution de la recherche, ces propriétés sont prouvées par plusieurs études animales  cliniques.

Une étude in vivo publiée dans le journal environmental toxicology  sur des rats intoxiqué par le dichromate de sodium  a montré que l’administration de 500 mg d’extrait des feuilles de pissenlit pendant 60 jours  diminue d’une manière significative les marqueurs de stress oxydatif  et les dommages de l’ADN dans les cellules hépatiques [10]. Une autre étude sur des rats atteint d’une fibrose hépatique a montré que le traitement avec différentes doses 200 mg, 100 mg, 50 mg / Kg  réduit d’une manière significative le taux de  transaminases hépatiques (AST, ALT) ainsi que les marqueurs de stress oxydatif  (TOS, OSI, MDA, NO, 3NT) dans le foie [11]. Le potentiel hépato protecteur des feuilles de pissenlit est due essentiellement à la présence des polysaccharides qui jouent un rôle activateur du facteur de transcription NRF2 [12].

Une recherche clinique  publiée dans (Journal of Alternative and Complementary Medicine) qui porte sur 17 individus humains   a  prouvé l’effet diurétique puissant des feuilles de pissenlit. Ce pouvoir était supérieur à celui de l’acide chlorogénique du café [13].

Une étude clinique randomisée a exploré l’effet de traitement par une molécule  monoammonium glycyrrhizinate combiné à l’extrait de pissenlit sur 38  patientes intoxiquées par de paraquat, les résultats ont montré que le traitement améliore d’une façon significative   les paramètres hépatiques et rénaux (alanine aminotransferase (ALT), bilirubin (TBil), nitrogène sanguin  (BUN), créatinine (Cr) et augmente significativement le taux de survie [14].

3-3.  L’artichaut (Cynara cardunculus ) :

 

L’artichaut est une plante médicinale dicotylédone et culinaire qui appartient à la famille des Astéracées et qui est originaire du bassin méditerranéen. La partie comestible de cette plante sont les capitules,  ils possèdent également des propriétés hépato protecteurs grâce à la présence des principes actifs comme   la cynarine, la lutéoline 7-O-glucoside, les acides chlorogéniques. Une étude publiée  dans le journal de fonctional Food  et qui résume plusieurs études in vivo  a montré que l’extrait éthanol à 75 pourcent possède des propriétés hépato protectrice, anti-oxydante et anti-inflammatoire [15], il a été démontré que les composés actifs continue dans l’artichaut protègent contre les dommages de l’ADN dans les cellules hépatique, mais aussi ils permettent de restaurer le niveau des transaminases hépatiques chez les rats intoxiqué par le tétrachlorure de carbone [16].

Une étude clinique randomisée publiée dans le journal de traditionnal and complementary médecine a montré que  La combinaison de  l’utilisation de l’artichaut (300 mg/jour) et l’extrait de citrus bergamia  (300 mg/jour) pendant 12 mois     exerce un effet synergique dans l’amélioration des paramètres de stress oxydant et d’inflammation chez 80 patients diabétiques et atteints de stéatose hépatique (non alcoolique fatty liver disease) [17].

Schémas montrant l’effet synergique de l’artichaut et du citron dans le traitement de la stéatose hépatique [17].

3-4. L’ortie (Urtica dioica):

L’ortie est une plante médicinale qui appartient à la famille des Urticaceae  elle se caractérise par des  feuilles lancéolées à fleurs vertes et étamines jaunes de 1.5 m de haut  redoutée pour ses piqûres, l’ortie est également appréciée pour ses vertus médicinales Au I” siècle après. J.-C., le médecin grec Diosconde décrivait déjà plusieurs utilisations possibles, les feuilles possèdent des propriétés anti-oxydante, antidiabétiques, reminéralisante et antioxydante et détoxifiante.

Plusieurs  études in vivo chez le modèle de rats confirment son rôle hépato protecteur. Une étude publiée dans le journal de Toxicology and industrial health a montré que l’administration de l’huile d’ortie à des concentrations de 2 ml/kg protège le foie des rats contre les dommages du foie  induits par l’obstruction biliaire. Le traitement a réduit le taux de cytokines inflammatoires ainsi que la fibrose dans les cellules hépatiques [18].  

Une étude clinique publiée dans le journal de avicenna phytomed  a montré que le traitement par l’ortie diminue la glycémie à jeûne, les paramètres de stress oxydatif et le taux des enzymes hépatiques  chez 50 femmes diabétiques [19].

3-5. Le citron :

Le citron est un arbre fruitier  qui appartient à la famille des Rutacées. Le fruit se caractérise par sa richesse en vitamine C et en acide citrique, il contient des composées phénoliques (diosmin, hesperidin, limocitrin) des acides phénoliques (e.g., ferulic, synapic, p-hydroxybenzoic acids).  L’huile essentielle est extraite à partir des  pelures par première pression à froid, elle contient également des monoterpènes à propriétés anti-oxydantes, diurétique, anti-inflammatoire, et hépato protectrice [20]. L’hespéridine  en particulier est un flavonoïde qui protège contre différentes formes d’intoxication du foie [21] et qui protège aussi contre la cancérisation du foie [22].  

Les études chez les modèles animaux montrent que le citron exerce des effets hépatoprotecteurs. En effet, une étude publiée dans le chinese journal of  biology a montré que  l’administration de l’extrait du jus de citron chez des rats intoxiqué par le carbofuran permet de restaurer le niveau des enzymes antioxydantes (Superoxyde dismutase et glutathion) dans le foie et de normaliser le niveau des transaminases hépatiques (AST, ALT) [23].

Une étude clinique randomisée publiée dans le journal de Frontiers in endocrinology a exploré l’effet de la consommation de l’extrait de  Bergamot citrus chez 102 adultes atteints de stéatose hépatique. L’étude a inclus un groupe placebo et un groupe traité avec 300 mg par jour d’extrait de Bergamote citrus  chaque jour pendant 12 semaines. Les résultats ont montré que le groupe âgé de plus que 50 ans qui a reçu le traitement a présenté une réduction dans le pourcentage de graisse dans le foie [24].

Points forts à retenir :

  • L’intoxication du foie est un problème majeur qui est due à l’accumulation de plusieurs agents toxiques (pesticides, métaux lourds, perturbateurs endocriniens) et qui peut conduire à des complications graves (cirrhose hépatique, stéatose, fibrose).
  • La détoxification dans le foie se fait selon 3 étapes : la biotransformation, la conjugaison, et l’excrétion. 
  • Pour accomplir son rôle de détoxification le foie a besoin de micronutriments : magnésium, Sélénium, zinc, cuivre, vitamine C, A, E. Ces nutriments sont nécessaires pour la synthèse des enzymes clés dans la détoxification comme le glutathion peroxydase.
  • L’hormèse (Le jeune, l’exercice physique, et la cryothérapie) active le système NRF2 ce qui augmente l’efficacité de la détoxification dans le foie. 
  • Plusieurs plantes ont prouvé leur efficacité dans lé détoxification comme : le chardon Marie, le Pissenlit, l’ortie, le citron et l’artichaut.

Références :

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[9] Ferenci P, Dragosics B, Dittrich H, Frank H, Benda L, Lochs H, Meryn S, Base W, Schneider B. Randomized controlled trial of silymarin treatment in patients with cirrhosis of the liver. J Hepatol. 1989 Jul;9(1):105-13. doi: 10.1016/0168-8278(89)90083-4. PMID: 2671116.
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Auteurs


 

DR. Ben Rejeb Charfeddine

MD , Nutritionist, Naturopathe, Fondateur Ecole Panafricaine de Naturopathie Holistique Integrative (EPN).

Chibani Salim

Chercheur en biologie moléculaire et cellulaire

Ecole Panafricaine de Naturopathie Holistique Integrative (EPN).

A propos de DR BEN REJEB C 88 Articles
Gynécologue obstétricien , Nutritionniste, ,Naturopathe,Directeur de l’academie des sciences, Fondateur de l’école Panafricaine de Naturopathie, de Netschool1 , de UNIVERSIALIS , cofondateur EVE Fertility Center